Projet pedagogique d'éducation  l'environnement en Rhône-alpes

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FinalitésContexteObjectifsParticipantsMoyensPartenaires
PédagogiesCommunication/ValorisationEvaluationRessources

Finalités :
Un projet d'EEDD pourquoi?
Des mots, des concepts, des définitions
Des valeurs, des principes

Contexte du projet :
Comment le prendre en compte?
Analyse du contexte
Cadre règlementaire et institutionnel
Identification du projet

De l'idée au projet :

Participants :
Comment les prendre en compte?
L'implication des participants, un principe
en EEDD
Le recueil des besoins et des attentes
des participants

Moyens :
Avec quels moyens monter
mon projet ?

Partenaires :
Le partenariat, avec qui ?
Le partenariat en EEDD
Les structures et les personnes
ressources
Les partenaires pédagogiques
et techniques
Les collectivités publiques territoriales
Les fondations

Pédagogies :
Les méthodes et les approches
Les méthodes pédagogiques en EEDD
Les approches pédagogiques en EEDD

Communication/Valorisation
Les objectifs de la communication
Les trois fonctions éducatrices
de la retransmission
Les cibles de la communication
Les stratégies pour valoriser un projet

Evaluation :
Evaluer, pourquoi et comment?
Priorité à l'évaluation qualitative
Evaluer dans la concertation
Evaluer le projet, le processus,
les résultats

Ressources
Des lieux
Des ressources pédagogiques

 

Vous avez décidé de monter un projet d’EEDD, ce document est fait pour vous accompagner tout au long de votre démarche, il vous permettra d’aborder toutes les dimensions de votre projet, dans l’ordre que vous préférerez. Vous y trouverez aussi bien des informations d’ordre pratique quant au montage de projet, que des contacts utiles ou des références théoriques.

Parce que l’éducation à l’environnement est un champ de réflexion et d’actions en ébullition, de plus en plus d’initiatives voient le jour !

L’EEDD a pour objectif de modifier les comportements, les attitudes et les représentations vis-à-vis de l’environnement pour les générations actuelles et futures. Répondre aux enjeux environnementaux actuels nécessite d’œuvrer ensemble, de mettre en commun les compétences de chacun : enseignants, animateurs, directeurs d’établissements, techniciens de collectivités, élus, associations d’EEDD…
Nombreux sont celles et ceux qui ont le désir et la motivation de mettre en place des projets de sensibilisation ou d’éducation à l’environnement vers un développement durable avec leur public.
Se posent alors les questions : Qu’est-ce que l’EEDD en réalité ? Comment monter un projet en Education à l’Environnement vers un Développement Durable (EEDD) ? Qui contacter ? Quels sont les acteurs locaux ? Comment financer mon projet ? Comment me faire aider ? Que peut-on mettre en place ici ? Quelles seraient les méthodes pédagogiques les plus appropriées ?

Lorsqu’on met en place un projet, il y a de nombreux allers-retours et des réajustements permanents.
Ce guide n’est pas une recette à suivre dans un ordre donné mais il aborde les questions incontournables qu’il faut se poser.

Vous retrouvez tout au long du guide, des fiches repères téléchargeables :

Fiche Repère 2 > Ecrire son projet.
Fiche Repère 7 > Exemple de budget
Fiche Repère 10 > Activités Art et Nature
Fiche Repère 11 > L’écoformation

 

Principales sources ayant servies à la rédaction de ce guide :

-    Décennie des Nations Unies pour une Education vers un Développement durable ;
-    Charte du GRAINE Rhône-Alpes ;
-    Dossier du GRAINE Rhône-Alpes n°2: éduquer ensemble à l’EEDD, une question de cultures ? ;
-    Dossier du GRAINE Rhône-Alpes n°4 : les pédagogies de l’EEDD ;
-    Actes des 6e Rencontres Régionales (2006) édités par le GRAINE Rhône-Alpes ;
-    Guide pratique de l’évaluation, Dominique Cottereau ;
-    Guide pour monter un projet Ecole et Nature ;
-    Site internet du GRAINE Rhône-Alpes ;
-    Clary Maryse et Giolitto Pierre : Eduquer à l’environnement, Profession Enseignant, Hachette Education, 2000, 375p ;
-    Guide du montage de projet Groupement Régional de Développement Rural ;
-    Classeur méthodologique Ricochet ;
-     ...

 

Finalités : Un projet d'EEDD pourquoi? Haut de page

Des mots, des concepts, des définitions...

Education à l’Environnement vers un Développement Durable (EEDD) :

L’éducation à l’environnement vers un développement durable émane de la volonté de recréer les liens entre les individus et leur environnement (naturel, social, culturel…).

Monter un projet en EEDD c’est à la fois vouloir faire ressentir, faire comprendre, faire connaître l’environnement à un public. Il ne s’agit pas exclusivement d’apporter des connaissances mais bien aussi de toucher la relation émotionnelle et affective entre les individus et leur environnement.

Ainsi l’EEDD a la volonté d’agir à la fois sur des savoirs, des savoir-faire, des savoir-être, des savoir-devenir, et des savoir-vivre ensemble.

L’EEDD est décrite par ses acteurs selon cinq axes (extrait du texte de Roland Gérard, co-directeur du Réseau National Ecole et Nature : L'éducation à l'environnement en vue d'un développement durable):

  • Une éducation tournée vers la vie, la nature, nos liens avec la Terre… ;
  • Une éducation empreinte de valeurs comme le respect, la solidarité, la prise en compte du bien commun, l’équilibre, l’équité…
  • Une éducation qui responsabilise, qui développe la citoyenneté ;
  • Une éducation qui va permettre d’accéder à des savoirs, savoirs faire et savoir être permettant de se forger sa propre opinion (esprit critique) et d’adopter selon son libre choix de nouvelles attitudes ;
  • Une éducation construite dans l’action, préparant à la participation.

    Quatre des sept savoirs nécessaires à l’éducation du futur déclinés par Edgar Morin concernent directement l’Education à l’Environnement vers un Développement Durable :

    • Enseigner la condition humaine : réapprendre que l’être humain est à la fois physique, biologique, psychique, culturel, social, historique.
    • Faire prendre conscience aux jeunes de demain de leur identité complexe et commune à tous les êtres humains.
    • Enseigner l’identité terrienne : prendre conscience que tous les êtres humains sont confrontés aux mêmes problèmes et appartiennent à une même planète (solidarité dans l’espace).
    • Affronter les incertitudes : la science a été certitude, les sciences nous apprennent aujourd’hui de nombreuses incertitudes.
    • Enseigner la compréhension, en particulier celle des relations humaines dans leur complexité pour développer les valeurs de respect de soi et de l’autre.

      Développement Durable :

      La notion de développement durable date du début des années 80. Sa définition la plus largement partagée est celle de Harlem Gro Brundtland : « un développement qui satisfait les besoins de la génération actuelle sans priver les générations futures de la possibilité de satisfaire leurs propres besoins ».
      Quatre piliers ont été définis au fur et à mesure de l’évolution de ce concept, ainsi pour le développement durable d’un territoire, il est important de prendre en compte de manière complémentaire et transversale :
      - La dimension sociale
      - La dimension environnementale
      - La dimension culturelle
      - La dimension économique
      Dans la notion de développement durable, on retrouve aussi l’idée de gouvernance partagée, basée sur des processus de participation impliquant les habitants et les institutions.

      Environnement :

      Etymologiquement, environnement signifie « ce qui est autour de soi ». De là découle un sens étroit du terme et un sens large.
      Dans sa première acception, il désigne « l’environnement naturel : eaux, air, végétation, sols, relief ». Il est alors synonyme de milieu biophysique dont l’homme ne fait pas partie.
      Dans sa seconde acception, « non seulement il comporte des éléments naturels et des éléments matériels, mais aussi des personnes, leurs activités, leurs relations, leurs cultures, leurs institutions ; c’est tout ce qui nous entoure et agit sur nous ».
      L’environnement comprend alors la nature mais ne s’y limite pas : il correspond à une prise en considération du milieu physique dans un contexte social, économique et culturel. L’homme est devenu une composante de l’environnement, il en fait partie. Cette évolution s’est affirmée dans l’approche systémique et reflète le processus de constitution de la science écologique dont ont résulté la sensibilisation et l’éducation à l’environnement.
      EnvSystemeweb

      Schéma est extrait du « Programme cadre en éducation à l’environnement, enseignement secondaire »,
      coordonné par Léon Mathot, Ministère de l’éducation de la recherche et de la formation, Bruxelles, 1992.

      Pédagogie

      Le terme « pédagogie » dérive du grec « enfant » et «conduire, mener, accompagner, élever ».
      La pédagogie désigne désormais les méthodes et pratiques d’enseignement et d’éducation ainsi que toutes les qualités requises pour transmettre un savoir quelconque. Elle n’est plus spécifique aux enfants mais peut s’adresser à tous, à tous les âges de la vie.
      Chaque pédagogie transporte avec elle des valeurs (solidarité ou individualisme par exemple) et renforce certains comportements (travailler en équipe ou tout seul) et certaines attitudes (trouver qu’apprendre c’est amusant ou ennuyeux)…
      Le triangle éducatif est un modèle de plus en plus utilisé dans le milieu de l’EEDD.


      SavoirPersonneContexteweb
      Schéma est issu du Guide pratique d’évaluation, sous la direction de Dominique Cottereau, SCEREN CRDP Bretagne, 2004.
      Ce triangle s’articule autour de trois pôles indissociables : Savoir, Personne (les participants) et Contexte éco-socioculturel (milieu social, physique, environnant…). Le fait de mettre plutôt en avant la personne, le savoir ou le contexte relève d’un choix pédagogique.
      Dans le cadre de l’EEDD on favorise la diversité des approches et méthodes pédagogiques, c’est ce qui en fait la richesse. En effet, chaque personne est différente, chaque contexte, chaque formateur a ses propres spécificités. C’est dans la démarche de projet pédagogique que l’on pose la question du sens et des valeurs de ses actions éducatives.
      Pour en savoir plus sur les méthodes et approches pédagogiques en EEDD, reportez-vous au chapitre « Pédagogies ».

      Eduquer :

      Eduquer est un terme polysémique. Du latin « educare », il désigne la formation intellectuelle, morale et physique d’un individu. L’éducation se compose d’un ensemble de savoirs, savoir-faire et savoir-être qui sont nécessaires à l’intégration sociale. L’éducation est donc un processus mais aussi un résultat.
      Eduquer vient aussi de « ex-ducere » qui signifie « conduire hors de ». Eduquer c’est donc permettre à quelqu’un de se construire, de s’ouvrir au monde et d’accéder à sa propre pensée critique. Il ne s’agit pas seulement de voir l’enfant comme un réceptacle que l’on remplit de savoirs ou comme de l’argile qu’on modèle. L’éducation devient un processus par lequel une personne se développe harmonieusement personnellement et dans son environnement.




      Des valeurs, des principes...

      Education à, pour, par... l’environnement :

      L’éducation « à », « pour », « au sujet de », « relative à », « par », « dans » l’environnement « vers », « pour », un développement durable : jeux de mots futiles ou querelles sémantiques ? Ces nuances langagières cachent d’importantes différences quant aux finalités attribuées à l’éducation et à l’EEDD.
      Dans la perspective d’une éducation pour l’environnement, ce dernier constitue la finalité de l’éducation. L’objectif n’est donc pas le développement personnel. Il s’agit d’éduquer en vue de protéger l’environnement, souvent assimilé au milieu biophysique. L’éducation met l’individu au service de la protection de l’environnement (démarche écocentrique).
      L’éducation au sujet de l’environnement a une portée très différente. Il s’agit de faire acquérir des compétences et des connaissances sur l’environnement. C’est une vision cognitive de l’éducation. L’éducation est ici synonyme d’instruction et de formation.
      Dans la perspective de l’éducation dans l’environnement, ce dernier représente le milieu de la situation pédagogique. L’environnement constitue un support mais aussi une médiation. Il s’agit en effet d’apprendre de l’environnement, ce qui rejoint l’éducation par l’environnement, où celui-ci est utilisé comme moyen éducatif.
      L’éducation relative à l’environnement (ERE) recouvre d’après Lucie Sauvé (professeure titulaire de la chaire de recherche en ERE à l’UQAM), l’ensemble de ces trois champs. L’ERE peut être considérée comme un synonyme d’éducation à l’environnement, elle met en avant l’idée selon laquelle cette éducation s’inscrit dans la perspective de la mise en lien de la personne avec son environnement.


      EE, EEDD, EDD ?

      En France on voit se côtoyer, dans les revues et les recherches, différents termes assez proches : Education à l’Environnement (EE), Education à l’Environnement vers un Développement Durable (EEDD), Education au Développement Durable (EDD). Qu’est-ce qui se cache derrière ces nuances ?
      Dans le cadre de l’EE on ne considère pas seulement l’environnement comme les caractéristiques biophysiques du milieu qui nous entoure, mais on le considère en prenant en compte ses différentes dimensions : sociales, environnementales, économiques, culturelles (voir le schéma ci-dessus).
      C’est pourquoi le glissement sémantique proposé aujourd’hui par une médiatisation croissante - celui de l’EE vers l’EEDD puis vers l’EDD - semble parfois déposséder le champ de l’EE de son histoire. En effet, si le terme de développement durable rassemble aujourd’hui tant d’esprits c’est parce qu’il se veut revêtir justement l’ensemble des caractéristiques d’une société : l’environnement, le social, l’économique et le culturel. Il recrée les liens distendus entre différentes sphères de la société qui ont trop longtemps œuvré séparément. Seulement l’EE avait déjà amorcé ce travail de mise en lien dimensions économiques, sociales, environnementales et culturelles dans une approche systémique de la société. C’est pourquoi on retrouve aujourd’hui dans le milieu de l’EE certaines réticences vis-à-vis du concept de Développement Durable et une volonté de parler d’Education à l’Environnement vers un Développement Durable plutôt que d’Education au Développement Durable. En effet, le terme d’EEDD permet de concilier les deux approches, dans une sorte de pléonasme certes, mais qui ne renie pas le passé actif des pionniers de l’éducation à l’environnement.
      Cette première explication décrit certaines retenues vis-à-vis du concept de DD dans le champ de l’EE, mais on pourrait aussi retenir d’autres réflexions critiques sur ce concept. En effet le terme de développement est né dans une logique d’industrialisation et de croissance économique et revêt toujours une forme d’impérialisme occidental. Serge Latouche parle de « l’insoutenable défi du développement durable » qui ne correspond pas aux aspirations universelles profondes mais au désir de développement des plus riches. Ainsi, plutôt que de parler de développement durable « il faudrait commencer par voir le monde autrement pour concevoir des solutions innovantes »

      Des valeurs (issues de la Charte du GRAINE Rhône-Alpes)

      Vouloir monter un projet en EEDD c’est aussi le désir de transmettre des valeurs de :

      • RESPECT de soi-même, des autres, de l’environnement…
      • SOLIDARITE entre les personnes, entre les générations, entre le sud et le nord.
      • RESPONSABILITE de chacun et de tous, acteurs du monde.

        Des finalités (issues de la Charte du GRAINE Rhône-Alpes)

        Instituer un nouveau rapport au monde :

        Pour changer notre regard sur le monde, et notre place dans celui-ci, nous nous engageons dans un projet éducatif centré sur la relation à l’environnement, qui vise à :

        • Reconstruire les liens entretenus avec son milieu de vie ;
        • Faire exister de nouvelles représentations du monde permettant de le penser différemment, de l’imaginer dans sa diversité, et de le comprendre dans toute sa complexité ;
        • Conforter le sentiment d’appartenance à l’écosystème Terre.

        Eduquer à la citoyenneté :

        Pour redonner du sens à notre présence dans le monde nos projets éducatifs visent à promouvoir l’exercice d’une véritable citoyenneté participative qui réaffirme la nécessité du contrat social passé entre les individus et les générations et la responsabilité de chacun d’agir à son niveau pour un mieux vivre ensemble.

        Des objectifs (issus de la Charte du GRAINE Rhône-Alpes)

        L’EEDD est une autre manière d’éduquer orientée vers le développement de l’autonomie la personne…

        Connaître et comprendre…
        La compréhension des problèmes environnementaux suppose l’acquisition de connaissances objectives, permettant d’appréhender la complexité des relations entre les êtres vivants, les hommes et leur environnement, et le fonctionnement des écosystèmes. L’acquisition de ces connaissances nécessite la mise en œuvre d’approches systémiques et transdisciplinaires.
        Imaginer, créer, exprimer…
        L’acquisition de méthodes, d’outils de compréhension, et d’analyse sont au service du développement de l’esprit critique de l’individu. De même développer les capacités de chacun d’imaginer et de penser le monde différemment, d’être créatif, autonome, d’entrer en contact avec le monde de façon multiple, et d’exprimer ses ressentis, sont des objectifs aussi importants que ceux se rapportant aux savoirs.
        Prendre conscience, agir, vivre ensemble...
        L’acquisition de nouveaux comportements ne peut s’inscrire que dans le respect de soi-même, des autres et de l’environnement. Il s’agit de favoriser en chacun les capacités de percevoir la portée de ses actes, de s’inscrire dans une communauté de vie et de s’engager dans un projet collectif.
        Savoir devenir, s’évaluer, se projeter…
        Savoir devenir « soi » pour savoir devenir « nous ensemble » : c’est se donner comme objectif de développer chez chacun la capacité de s’évaluer, de se projeter, d’analyser le sens de son action pour inscrire son projet de vie dans un avenir collectif.

        Des principes éducatifs :

        Le partenariat et la transdisciplinarité (entre les professeurs et leurs matières, les professionnels, les acteurs…) : Le partenariat est inhérent à tous les projets d’EEDD, en effet on y valorise la transdisciplinarité et la diversité des méthodes pédagogiques pour répondre aussi bien que possible à la diversité des individus, de leurs cultures et de leurs représentations. En abordant la complexité, en rassemblant les compétences de chacun avec des regards croisés, et en favorisant et respectant la pluralité des points de vue, des méthodes et des approches pédagogiques on remet en lien les différentes disciplines.

        Un ancrage territorial : L’éducation à l’environnement doit s’ancrer dans le territoire, afin de permettre aux apprenants de s’approprier les différentes composantes de leur environnement immédiat, de comprendre ce qu’il se passe ici pour mieux comprendre ce qu’il se passe ailleurs. Il est donc nécessaire de faire appel à des personnes ressources, capable de transmettre leurs perceptions du paysage, de l’histoire, de la topographie de leur territoire (éducateurs environnement, guides de pays, contrats de rivière…). Il faut tenir compte du savoir et du savoir-faire local. S’ancrer dans un territoire c’est aussi permettre à l’éducation à l’environnement de s’inscrire dans des dimensions et des enjeux globaux et planétaires (« penser global / agir local »).

        Une pédagogie active : dans le champ de l’EEDD il est important de valoriser la participation de tous au processus d’apprentissage, on parle souvent de démarche participative, de pédagogie de projet, où les participants sont associés à la construction du projet et aux prises de décision. Ce type de pédagogie permet l’implication de toutes les parties prenantes et favorise l’appropriation du projet.
        L’expérimentation donne du sens aux processus d’apprentissage. En ce sens, dans l’éducation à l’environnement, il n’y a pas de «publics» mais bien des participants-acteurs tous engagés dans une construction collective de projet et d’acquisition de savoirs, savoir-faire, savoirs-être et savoirs-devenir.
        Les approches de terrain favorisent l’implication, le questionnement et le désir d’agir, mais aussi une vision large et plurielle reflétant la diversité des acteurs et la complexité des problématiques environnementales d’un territoire.


        Fiche Repère 1 > L’EEDD, toute une histoire…

        Le contexte du projet Haut de page

        Le processus d’élaboration pour arriver au résultat structuré, pour passer de l’idée au projet, n’est pas le même pour tous, il n’est pas forcément cohérent, ainsi chacun pourra entrer dans la construction de son projet par une porte différente, l’essentiel étant d’avoir en tête l’ensemble des étapes nécessaires à la construction d’un projet complet et cohérent.

        On pourrait représenter le projet sous forme de cycle :
        RPMPSchemaCycleProjet

        Analyse du contexte


        Le diagnostic va permettre d’analyser la situation sur le territoire, il est recommandé d’associer des acteurs à cette phase de diagnostic afin d’élargir le champ des points de vues, de vérifier la pertinence de votre démarche et d’impliquer le plus grand nombre de personnes possible. Il peut s’élaborer autour des questions suivantes :

        • Qu’est-ce qui est possible ici, comment, avec qui ?
        • Suis-je capable de mener à bien ce projet ?
        • Ai-je les compétences, les moyens, le temps… ?
        • Quels sont les moyens humains, financiers et matériels à mobiliser ?
        • Qu’est-ce qui a déjà été fait dans ce domaine sur ce territoire ?
        • L’idée du projet est-elle adaptée à la situation locale ?
        • Les solutions envisagées sont-elles adaptées aux caractéristiques sociales, géographiques, économiques, culturelles et administratives du milieu ?
        • Y-a-t-il un lien entre mon projet et une problématique du territoire ?
        • Est-ce que mon projet tient compte de la culture et des savoir-faire locaux ?
        • A qui vais-je pouvoir faire appel pour m’aider à réaliser mon projet, qui sont les acteurs locaux ?


        Cadre réglementaire et institutionnel


        Il est nécessaire de vérifier que le projet soit conforme au cadre règlementaire et institutionnel.
        Pour cela il est recommandé de :

        • Identifier les conditions préalables (par exemple de combien de temps vous disposez avec votre public pour réaliser votre projet, à quel endroit ?) ;
        • Vérifier que vous avez le droit de faire ce projet, que vous avez les autorisations nécessaires ;
        • Vérifier que vous respectez les réglementations en vigueur, en étudiant le règlement intérieur de l’établissement ou les règlementations de l’animation (www.planetanim.com/modules/reglementation ou « La sécurité des sorties natures : Ça se prépare», FRAPNA, 1999 - Guide pratique)
        • Consulter les circulaires de l’Education Nationales concernant la généralisation de l’Education au Développement Durable. www.education.gouv.fr/bo/2007/14/MENE0700821C.htm
        • Consulter le positionnement du Ministère de la Jeunesse et des Sports sur la question de l’éducation au Développement Durable www.jeunesse-sports.gouv.fr

        Identification du projet


        Il est indispensable de bien identifier le projet en précisant clairement ses contours :

        • Quels seront les bénéficiaires ?
        • Quelles sont les compétences / connaissances requises pour le mettre en place ?
        • Quelles seront les personnes ressources auxquelles vous pourrez faire appel ?
        • Quelle est la stratégie au sein de laquelle vous allez pouvoir intégrer votre projet (projet d’établissement, séjour transplanté, séjour CVL, centre social, entreprise…) ?
        • Comment vous allez vous y prendre ?
        Il est particulièrement intéressant d’associer les bénéficiaires et les acteurs locaux à l’identification du projet afin de se situer dans une démarche de construction collective favorisant la participation de toutes les futures parties prenantes.
        Cette précaution permettra de vérifier la pertinence du projet pour les bénéficiaires, les acteurs locaux, et de s’assurer leur future implication dans le projet (garantie d’un projet dynamique et porteur). Pour répondre à ces questions, on peut analyser les besoins sous forme de « brainstorming » ou « tempête de cerveaux ».
        Une première réunion permet de lancer les idées, et d’entendre les attentes de tous. Il s’agit donc, à un moment donné, de se réunir pour élaborer ensemble le projet afin que chacun soit concepteur, et partie prenante du projet.

        Pour impliquer les bénéficiaires, il faut être capable de leur expliquer clairement votre démarche et donc vous être documentés au préalable :
        - Qu’est-ce qui a déjà été fait dans ce domaine ?
        - Quels documents ou supports pédagogiques existent déjà ? (voir rubrique ressources)

        Il est important de réaliser un diagnostic en amont afin de pointer les problèmes que pose la situation actuelle et de proposer des solutions au sein du projet.

        De l'idée au projet Haut de page

        Définition des objectifs


        L’objectif global, finalité / but : c’est la transformation sociétale que l’on souhaite au travers du projet, les finalités en éducation constituent le niveau le plus général. Ex : favoriser la prise de conscience écocitoyenne.

        Les objectifs spécifiques : ce sont les améliorations concrètes que l’on souhaite provoquer : éveiller les sens, apporter des connaissances, montrer que le Développement Durable est une notion transversale. Les objectifs peuvent être notionnels, comportementaux ou techniques : développer des savoirs, savoir-faire, savoir-être, savoir-devenir. Ex : faire évoluer les comportements et les connaissances en matière de recyclage.

        Les résultats attendus : ce qu’on attend concrètement comme résultats. (Que les élèves de l’école x ne jettent plus de déchets par terre). Les objectifs opérationnels commencent souvent par la formule « être capable de… ». Concrets, réalisables et mesurables, les résultats attendus doivent permettre d’atteindre les objectifs spécifiques.

        Les activités : ce sont les actions concrètes par lesquelles vous souhaitez atteindre les résultats attendus. C’est à partir des activités que vous aurez choisies de mettre en place que vous pourrez estimer les moyens nécessaires tant au niveau humain, matériel que budgétaire.

        Dès le début de la construction de votre projet vous devez penser à son évaluation, c’est pourquoi la définition des objectifs clairs et déclinés est indispensable.


        Décliner les activités à partir des finalités de votre projet


        Pour passer de l’idée au projet, la première étape est celle de la formulation des finalités et des objectifs.
        Dans un projet éducatif, la question du sens et de la finalité est primordiale, le sens ne doit pas être remis en cause tout le temps, il doit être à la base de la construction du projet.
        Il faut bien définir les finalités et buts, les objectifs spécifiques et les objectifs opérationnels que l’on souhaite atteindre. Il est conseillé de se mettre d’accord collectivement sur les objectifs du projet, avec toutes les personnes concernées.
        On dit d’un projet qu’il est pertinent lorsque les objectifs sont bien déclinés à partir des finalités.

        Favoriser l’emploi de verbes à l’infinitif permet de décliner les objectifs de manière reproductible et claire.
        Les objectifs opérationnels constituent souvent de bons indicateurs lors de l’évaluation.


        Planification du projet, des étapes à prévoir


        La planification c’est ce qui va permettre de rendre votre idée réalisable, de déterminer la logique de votre projet et la stratégie que vous avez retenue pour le mener à bien. En général la planification est une étape qui intervient lorsque le projet est clairement identifié.
        - Sur quelle durée va se dérouler votre projet ?
        - Avez-vous établi un échéancier pour les grandes étapes de réalisation du projet ?

        Soyez indulgents lorsque vous planifier votre projet, prévoyez des marges. Réfléchissez au déroulement de votre projet, à l’agencement des activités les unes par rapport aux autres, partez de la date butoir ou deadline (en général la présentation du projet fini) puis remontez étape par étape à aujourd’hui.

        Vous pouvez vous aider d’un tableau (ou retro planning) qui recensera :

        • les activités,
        • les résultats visés,
        • les tâches à programmer,
        • les responsables pour chaque tâche,
        • les personnes impliquées,
        • la période de réalisation,
        • les moyens nécessaires.


        Le montage du dossier de présentation


        Il faut bien définir le projet et ses objectifs puis déterminer les échéances (planning) et établir un budget prévisionnel (reportez vous à la rubrique « Moyens techniques et financiers) pour rédiger un dossier de présentation du projet et rechercher les partenaires.
        Une fois le projet défini, il faut choisir une stratégie, un cheminement pour le déroulement du projet, en ne s’effrayant pas des allers-retours incessants entre les différentes étapes du montage de projet, le planning constitue simplement une base de travail.

        Il est important d’avoir un document de support pour présenter votre projet qui définisse clairement les objectifs, les moyens, le déroulement… Vous vous en servirez autant pour présenter le projet à vos partenaires qu’à vos financeurs. C’est la marque de crédibilité d’un projet. Prendre le temps de passer à l’écrit permet de se confronter aux contradictions et aux incohérences du projet. Mieux vaut ne pas produire un document trop lourd, être clair et concis.

        Exemple de plan pour un document de projet :

        • Nom du projet. Localisation. Objet du document.
        • Présentation du groupe porteur du projet.
        • Résumé du projet.
        • Justification du projet, argumentaire, problématique (Le public et ses besoins. Le sens du projet).
        • Description du projet (objectifs, partenaires, principes…) (reportez vous à la rubrique finalités et objectifs).
        • Organisation des activités (activités, calendrier, durée du projet).
        • Budget, plan de financement.
        • Perspectives à long terme.
        • Modalités d’évaluation.

        Fiche Repère 2 > Ecrire son projet.

        Fiche Repère 3 > Construire l’arbre des objectifs

        Les participants : comment les prendre en compte? Haut de page

        Le projet que vous souhaitez mettre en place est parti d’une volonté vis-à-vis d’un public en particulier : les adultes, les étudiants, les jeunes, les enfants dans les écoles et les centres de loisirs, les personnels, les équipes pédagogiques…
        Toutes les personnes qui seront sensibilisées par votre action sont à prendre en compte dans l’élaboration du projet. Qui allez-vous sensibiliser ? Quelles sont leurs capacités ? Leurs caractéristiques ? Leurs disponibilités ?

         

        L’implication des participants, un principe en EEDD

        En EEDD on parle souvent de « pédagogies actives » et de « démarche de projet », des expressions pour insister sur l’importance de l’implication des participants dans le projet. En effet, des participants impliqués dans le projet seront plus motivés et l’enrichiront en construisant eux même leurs savoirs et leurs compétences au fur et à mesure de leur apprentissage.


        Le recueil des besoins et des attentes des participants

        Il est important que votre projet parte d’un besoin réel chez les participants, soit que vous avez constaté vous-même, soit qui émane des participants. Dans le cas où vous l’avez constaté vous-même il est important de vérifier que ce besoin est bien réel (en recueillant les représentations et connaissances des participants, en en parlant autour de vous…).
        Il peut être intéressant d’associer les futurs participants dans l’identification même du projet, c’est ce que l’on appelle un diagnostic participatif.
        Lorsque vous élaborez votre projet, essayer de déterminer toutes les personnes qu’il est susceptible de toucher, même au-delà de votre public cible. Par exemple, si vous montez un projet autour du tri des déchets dans votre établissement, celui-ci aura certainement aussi des effets sur le personnel d’entretien, les autres groupes d’enfants, l’ensemble de l’équipe pédagogique… Il est important d’identifier et d’associer à votre projet toutes les futures parties-prenantes.

        Les questions pour vérifier que votre projet répond à un besoin réel :

        • Qui sont les bénéficiaires à l’origine de l’idée du projet ? Quel est le public que je souhaite sensibiliser ? Pourquoi ? En partant de quel constat ?
        • Comment les impliquer dans ce projet ?
        • Est-ce que la problématique de mon projet les concerne réellement ?
        • Est-ce que votre projet est motivant pour vos bénéficiaires ?
        • Quelles sont leurs attentes ?
        • Est-ce que mon projet répond à un besoin du public ?
        • Qu’est-ce que je peux faire ici avec mon public (âge), sur ce territoire, dans cet établissement ?

        Les questions pour déterminer les caractéristiques des participants :

        • Quel âge ont-ils ?
        • Quels sont leurs compétences ?
        • Quelles connaissances ont-ils sur le sujet abordé ?
        • Quelles sont leurs capacités cognitives, psychiques et de mobilité ?
        Pour faire des liens avec les programmes scolaires, vous pouvez trouver des informations sur le site portail de l'éducation nationale : eduscol


        Fiche Repère 4 > Référentiel des savoirs par niveau scolaire
        Fiche Repère 5 > Recueillir les représentations des participants

        Les moyens : avec quels moyens monter un projet? Haut de page

        Les moyens

        Lorsque l’on parle des moyens dans la construction et la gestion d’un projet d’une manière générale, il s’agit d’identifier quels sont les moyens humains, matériels et financiers à votre disposition et quels sont ceux qui vous manquent.
        Au niveau des moyens humains par exemple, êtes-vous capable de mener à bien ce projet ? Qui devez-vous associer pour que cela fonctionne ? Quelles compétences avez-vous ? Quelles compétences n’avez-vous pas ? Combien d’encadrant devront vous accompagner ?
        Quels sont les moyens matériels à mobiliser ? Combien de temps dois-je comptabiliser ?


        Les dispositifs

        Des dispositifs d’aides financières existent pour soutenir des projets d’éducation à l’environnement sur des thématiques précises. Certains dispositifs s’appliquent aux projets en milieu scolaire, d’autres s’adressent à tous les types de projets et sont ouverts à des centres de loisirs ou à des initiatives diverses.
        • Les dispositifs ouverts à tous

        Les Ekoacteurs
        Mis en place en 2009, ce dispositif régional d'appel à projet est porté par le GRAINE Rhône-Alpes en accord avec les partenaires institutionnels de la Région Rhône-Alpes. Le dispositif a pour objectif de soutenir la réalisation des projets à l’initiative des enseignants et des animateurs des structures de loisirs construits en partenariat avec un éducateur à l’environnement professionnel d’une association adhérente au GRAINE Rhône-Alpes.
        Il prend en charge le temps passé par l’éducateur à l’environnement partenaire pour l’accompagnement pédagogique des actions d’EEDD. L’intervention de ce dernier, en accord avec l’enseignant ou l’animateur, se déroulera dans un esprit de co-construction et de continuité pédagogique à toutes les étapes du projet et de l’action.
        Elise LADEVEZE, GRAINE Rhône-Alpes (Réseau Régional pour l'Education à l'Environnement vers un Développement Durable)
        32, rue Sainte Hélène.
        69002 LYON
        tèl : 04 72 77 19 97
        www.les-ekoacteurs.org

        Jeunes reporters pour l’environnement
        Depuis la rentrée 2005, le programme Jeunes Reporters pour l’Environnement est ouvert à tous les jeunes de 11 à 20 ans. La dimension internationale (mission, coopération) reste par contre réservée aux jeunes travaillant dans le cadre scolaire. Encadrés par leurs enseignants ou leurs animateurs, les jeunes enquêtent sur leur environnement local puis rendent compte de leurs découvertes au grand public par une production de type journalistique.
        Sébastien MORIN, JEUNES REPORTERS FEEE (Fondation Européenne pour l’Éducation à l’Environnement)
        6, Avenue du Maine, 75015 PARIS,
        tél. 01 45 49 40 50 Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
        www.fee-international.org

        Contrat Educatif Local (C.E.L)
        Le Contrat Éducatif Local est né de la volonté d’appréhender l’éducation des enfants et des jeunes dans sa totalité. Il a été mis en place pour mettre en cohérence tous les temps, scolaires, péri et extrascolaires. Il s’agit d’aborder l’éducation dans sa globalité, avec l’ensemble des partenaires concernés par ce qui est désormais défini comme une mission partagée : familles, État, et en particulier les enseignants, milieu associatif, animation, collectivités locales, pour parvenir à une réelle continuité éducative
        Le dispositif est mis en place par des groupes de pilotage locaux et un groupe de pilotage départemental sous la responsabilité du Préfet et de l’inspecteur d’académie. Il adresse un appel à projet à tous les partenaires concernés : collectivités territoriales, services et établissements de l’État, associations, valide les projets, assure leur financement et contrôle leur mise en œuvre sur une durée de trois ans.
        Inspections académiques et Directions départementales Jeunesse et Sports

        Aide aux Jeunes pour l’Innovation Technologique
        L’AJIT est une aide financière d’OSEO-ANVAR (Agence Nationale de Valorisation de la Recherche) pour des projets présentant une des caractéristiques suivantes : contenu technologique affirmé, collaboration étroite avec une entreprise, partenariat technologique européen.Le projet est à réaliser dans le cadre d’une association ou d’un établissement scolaire pour des jeunes de 15 à 25 ans. Montant maximum de l’aide à 50 % du budget total dans la limite de 6000€. Les dépenses financées sont les dépenses externes d’achat matériel non récupérable, de sous-traitance ou de conseil extérieur, de fraise de déplacement, de recherche documentaire.
        OSEO – ANVAR
        Direction Rhône-Alpes
        Claude Sabatin
        2, rue Antoine Charial
        69426 Lyon Cedex 03
        Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.

        Passion recherche
        Répondre, avec la participation des laboratoires, des chercheurs et des ingénieurs, aux attentes des enseignants et susciter chez les jeunes, curiosité et réflexion scientifique, tout en leur offrant une approche authentique de la recherche. «Passion Recherche» a pour objectifs de permettre la rencontre et le dialogue entre les jeunes, dans un cadre scolaire ou associatif, et les chercheurs ; de les sensibiliser aux méthodes et aux démarches de la recherche ; de leur faire prendre la mesure des implications sociales de la recherche scientifique. Dans tous les cas, ce sont les jeunes et leurs professeurs ou animateurs qui ont l’initiative du projet et imaginent la forme qu’il prendra (maquette, exposition, document audiovisuel, etc.). C’est alors qu’intervient le chercheur, l’ingénieur ou l’équipe de recherche qui aidera à réaliser ce projet.
        Chaque projet réalisé dans le cadre de l’opération «Passion Recherche» bénéficie d’un soutien financier de la Délégation à l’information scientifique et technique du CNRS.
        Jean louis BUSCAYLET, CNRS,
        Délégation à l’information scientifique et technique Bureau Manifestations, animations, relations avec les jeunes
        3, rue Michel-Ange,
        75794 PARIS cedex 16,
        Tél. 01 44 96 46 34

        Ce type de projet d’EEDD peut se monter dans un centre de vacances ou de loisirs, un projet d’EEDD peut être inclus dans votre projet d’animation. Il existe des formations en éducation à l’environnement pour les animateurs et éducateurs (approfondissement BAFA, formations thématiques, formations professionnelles) dans la région Rhône-Alpes, pour les connaître, vous pouvez contacter le GRAINE Rhône-Alpes ou consulter en ligne le calendrier des formations. http://www.graine-rhone-alpes.org/doc/calendrierform2008.pdf
        • Les dispositifs réservés aux projets en milieu scolaire

        L'Agenda 21 scolaire
        L'Agenda 21 scolaire est une démarche éducative qui s'inscrit dans le projet d'établissement. Chaque établissement s'engage selon ses besoins et ses aspirations dans une logique de progrès continu. La clé du succès : une mobilisation de toute la communauté scolaire et la consitution d'une culture commune du développement durable. Mettre en place un Agenda 21 c'est éduquer au développement durable, apprendre à vivre ensemble, par un plan d'actions ouvert sur le territoire qui alimente l'action pédagogique.
        L'Agenda 21 soclaire répond concrètement aux préoccupations d'aujourd'hui et de demain, pour la collectivité (économies d'eau, d'énergie, de consommation, éducation à la concertation et à la participation des citoyens de demain...), pour l'académie (application des ciculaires, intégration du DD dans les enseignements...), et pour l'établissement scolaire (démarche de progrès, lien avec le territoire, dialogue et travail en équipe, mise en cohérence des savoirs, savoir-être et savoir-faire...).
        Concrètement un Agenda 21 c'est aussi une méthodologie (impulsion, organisation pilotage, diagnostic, définition des axes de progrès, 1er plan d'actions, évaluation...).
        Pour en savoir plus, vous pouvez contacter les associations d'EEDD de votre territoire qui pourront vous accompagner dans la démarche.
        Contact en Rhône-Alpes : Michel Besset, GRAINE Rhône-Alpes Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
        Contact au niveau national : Daniel Oustrain, Réseau Ecole et Nature Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
        Eco-école
        Programme international d'éducation à l'environnement et au développement durable (EEDD), Eco-Ecole est un label décerné aux écoles élémentaires, collèges et lycées qui s’engagent vers un fonctionnement éco-responsable et intègrent l’EEDD dans les enseignements. Les inscriptions au programme ne sont pas ouvertes aux écoles maternelles. Celles-ci peuvent toutefois utiliser librement les outils pédagogiques en ligne (manuel Eco-Ecole...) afin de développer la démarche de manière informelle au sein de leur établissement.
        Dans les établissements qui se portent volontaires, les élèves, les enseignants, la direction et les personnels travaillent successivement sur six thèmes prioritaires: l'alimentation, la biodiversité, les déchets, l'eau, l'énergie et les solidarités.
        Dans le cadre des enseignements et en partenariat avec les élus locaux, des associations locales et des parents d'élèves notamment, les établissements mènent un diagnostic qui débouche sur l'amélioration progressive de la gestion environnementale du bâtiment scolaire et sur la mise en place d'actions de solidarité.
        Relais locaux : Rhône Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Savoie Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Drôme Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. , Ardèche Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. . Les relais locaux se structurent, pour voir la liste à jour, consultez le site http://www.eco-ecole.org/espace-participant/relais-locaux
        Demain en main, objectif terre
        Dispositif créé par la Région Rhône-Alpes pour financer les projets pédagogiques présentés par les lycées. Il s’adresse aux lycéens, parents d’élèves, équipes éducatives qui veulent mieux comprendre les autres, découvrir de nouveaux enjeux, partager, aider, bouger, échanger, être citoyen et solidaire (lycées publics ou privés, Etablissement Régional d’Enseignement Adapté, Ecoles de production, Maisons Familiales et Rurales). L’éducation à l’environnement et au développement durable fait partie des domaines soutenus dans le cadre spécifique du dispositif Objectif Terre.
        Pour les lycées professionnels les sections d’enseignement professionnel et les établissements en ZEP la région attribue 24 euros par an et par élève. Pour les autres établissements elle attribue 12 euros par an et par élève.
        Les critères de sélection sont : l’implication des jeunes dans le projet, le nombre de bénéficiaires, l’ordre de classement de l’action, les cofinancements, les partenariats et intervenants extérieurs, la durée du projet, les méthodologies, les productions et diffusion, l’ouverture sur l’environnement de l’établissement et le territoire.
        Jérôme Barbaroux
        Région Rhône-Alpes78 route de Paris - BP 1969751 Charbonnières-les-Bains CedexTél. 04 72 59 40 00 - Fax 04 72 59 42 18


        A l’école de la forêt
        Ce label valorise les activités d’éducation à l’environnement centrées autour de la forêt et du bois. Les Comités régionaux sont responsables de la mise en œuvre de l’opération en région. Ils sont à même de choisir les éléments que l’opération finance. L’enseignant peut bénéficier de l’intervention de forestiers en classes et/ou en forêt selon les objectifs pédagogiques de son projet. L’Office National des Forêt et les centres nationaux et régionaux professionnels de la propriété forestière (CRPF) sont les partenaires essentiels de l’opération.
        Les critères suivants sont utilisés pour examiner et valider les projets avec le dispositif Ecole de la forêt :
        • pertinence du thème (au regard de l’éducation à l’environnement, de la politique académique, des orientations départementales),
        • équipe pluridisciplinaire,
        • existence d’un partenariat et pertinence de la collaboration prévue,
        • démarche de projet,
        • pertinence de la restitution au regard des objectifs du projet,
        • productions ou actions concrètes citoyennes,
        • réalisation d’outils de communication,
        • projet inscrit dans la durée,
        • budget – montage financier correct,
        • évaluation de l’action précédente (si renouvellement),
        • travail en réseau local, régional, international,
        • relation avec des formations suivies ou à suivre,
        • projet global d’établissement (établissement éco-responsable, E3D (Etablissement en Démarche de Développement Durable)
        Secrétariat national de l’opération « A l’école de la forêt » -Bergerie Nationale, Parc du Château, 78120 Rambouillet
        Tél. 01 61 08 68 76
        Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
        http://www.ecoledelaforet.agriculture.gouv.fr/

        Une école, un arboretum
        Sous l’égide de la Fondation de France, cette campagne créée par la Fondation Yves Rocher, s’inscrit dans le cadre de l’opération “A L’école de la Foret” du Ministère de l’Agriculture et de la Forêt, et du Ministère de l’Education Nationale.
        Elle favorise et valorise les actions de plantation ou protection d’arbres en milieu scolaire. Possibilités d’aides techniques et financières.
        Secrétariat national de l’opération « A l’école de la forêt » -Bergerie Nationale, Parc du Château, 78120 Rambouillet
        Tél. 01 61 08 68 76
        Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
        http://www.ecoledelaforet.agriculture.gouv.fr/
        Adoptez un Jardin en Rhône-Alpes
        Le principe est celui d’un jumelage entre une classe et un jardin. Indépendamment de l’intérêt du jardin, il est indispensable que celui-ci dispose d’une structure ou de personnes qualifiées propres à constituer le partenaire culturel de l’école : service des espaces verts pour un parc municipal, association de gestion ou d’animation d’un jardin privé, propriétaire privé disposant d’une équipe de jardiniers etc. L’enseignant et le partenaire culturel élaborent ensemble le projet, dans ses aspects culturel et pédagogique, et font éventuellement appel à des intervenants extérieurs (artistes, botanistes, associations de défense de l’environnement...). Ce projet est ensuite présenté à l’Inspection académique dont relève l’établissement, selon les procédures habituelles dans le cadre d’une classe à projet artistique et culturel (PAC) ou d’autres dispositifs adaptés (atelier de pratique artistique...). Il est conseillé de le proposer en premier lieu au conseiller pédagogique placé auprès de l’établissement, ainsi qu’à la Direction régionale des affaires culturelles, pour avis et demande de financement.
        Le projet doit être accompagné d’un budget prévisionnel, faisant apparaître les dépenses et les recettes correspondantes. La DRAC peut apporter une aide financière destinée à rémunérer les intervenants extérieurs.
        Les projets doivent être présentés à la DRAC au plus tard au mois d’octobre de l’année scolaire de démarrage du projet. Attention : pour obtenir une aide du ministère de l’Education nationale, les projets doivent être déposés avant la fin de l’année scolaire précédente : se renseigner auprès de l’Inspection académique.
        Ministère de la Culture et de la Communication, Direction régionale des affaires culturelles de Rhône-Alpes,
        Marie-France Lefebvre, conseillère éducation artistique,
        Tél : 04.72.00.44.00 http://www.rhone-alpes.culture.gouv.fr/jardins/rubrique.php3?id_rubrique=2

        Si vous êtes enseignant et que vous souhaitez monter un projet, l’éducation nationale a mis en place plusieurs dispositifs pour vous accompagner. Vous pouvez vous renseigner en consultant la Fiche Pratique « Monter un projet en milieu scolaire : dans quel cadre ? »

        Fiche Repère 6 > Monter son projet en milieu scolaire : quel cadre ?

        Le budget


        Pour présenter votre projet aux partenaires, il est nécessaire d’avoir élaboré un budget prévisionnel qui identifie les dépenses et les recettes attendues (subventions ou financements) phase par phase. Les dépenses doivent être égales aux recettes pour que le budget soit équilibré, donc viable.
        Vous pouvez mobiliser des ressources financières, des ressources humaines, des ressources matérielles.

        Il s’agit donc de prévoir le plus justement possible les dépenses et les recettes que va engendrer le projet que vous élaborez.
        • Le budget prévisionnel est une anticipation de la vie économique du projet, c’est la traduction chiffrée du projet. Un budget est une estimation de ce que vous allez dépenser et ce que vous allez recevoir. Il s’agit bien d’une prévision !
        • Une charge est une dépense (les frais de fonctionnements, les interventions, le matériel nécessaire, les transports,...).
        • Un produit est une recette (les cofinancements, les aides financières, subventions, dons, …).
        Pour élaborer un budget il faut établir une liste prévisionnelle des charges et des produits liés au projet et aux actions menées, sans être ni trop pessimiste, ni trop optimiste. Un budget équilibré est un budget dont les charges et les produits sont égaux.
        Il faut budgétiser les déplacements, le matériel mais aussi la rémunération de l’équipe du projet sans oublier les temps nécessaires à l’élaboration du projet (réunions), son suivi et sa coordination et son évaluation. Le bénévolat, si possible,  doit aussi être chiffré dans l’élaboration de votre budget, ainsi il sera valorisé.
        Une méthode simple consiste à lister les dépenses à partir de toutes les actions prévues sans oublier la préparation et l’évaluation bilan, pour cela on peut s'aider d’un tableau qui recense l’ensemble des activités prévues (voir fiche pratique : construire un arbre d’objectif ou un tableau logique).
        Gardez en tête que les subventions ne sont pas toujours versées en totalité avant la réalisation d’un projet, il faut donc avancer l’argent. Une fois votre projet réalisé, vous devrez envoyer à vos partenaires financiers un bilan d’action accompagné du budget réalisé.
        Au cours de votre démarche il vous faudra identifier et rechercher les partenaires financiers pour soutenir votre projet (reportez vous à la rubrique Partenaires).

        Pour insérer votre projet dans un dispositif d’action standardisé existant, reportez-vous à la rubrique dispositifs.

        Fiche Repère 7 > Exemple de budget


        Les partenaires Haut de page

        Au sein de la problématique plus large d’un développement durable pour la planète et ses habitants, l’éducation à l’environnement fait partie des priorités de la Région Rhône-Alpes depuis quelques années.  Aujourd’hui tous les acteurs se rassemblent pour construire ensemble une éducation à l’environnement vers un développement durable cohérente et répondant de mieux en mieux aux enjeux posés par la problématique environnementale au niveau local comme au niveau planétaire. Ce champ éducatif s’élabore depuis une trentaine d’années autour de principes et de valeurs fondateurs tels que le respect (de son environnement, de soi et des autres), la solidarité, la responsabilité, le partenariat…

        Un des principes fondamentaux de l’EEDD est que l’on ne peut pas agir tout seul, que l’on ne peut pas être compétent sur tout, d’où l’affirmation forte de l’importance des démarches partenariales.

        L’EEDD est un secteur riche et varié dont les acteurs sont très diversifiés et particulièrement compétents. Ils pourront intervenir d’une manière complémentaire sur des thèmes adaptés à vos objectifs (citoyenneté, ville, nature, environnement, eau, déchets, énergie, biodiversité, recyclage, art…).

        L’intérêt de monter un partenariat est à la fois de faire appel à des compétences variées chez les acteurs locaux, de partager votre projet avec des professionnels expérimentés, d’avoir une multiplicité des points de vues et un projet particulièrement adapté au territoire dans lequel vous vous inscrivez.

        Les acteurs locaux pourront ainsi vous accompagner dans votre projet. Ils vous permettront de mieux utiliser les ressources offertes, d’enrichir votre réflexion et de diversifier les situations où les élèves développent leurs capacités d’observation, d’analyse et leur réactivité.

        Un Espace Régional de Concertation en EEDD en Rhône-Alpes:

        L’Espace Régional de Concertation en EEDD rassemble les acteurs régionaux qui ont souhaité réaffirmer leur volonté commune de généraliser et de mettre en cohérence l’EEDD sur le territoire Rhonalpin. Impulsé en 2005 il verra le jour officiellement en 2009 suite à la signature de la Convention Cadre en EEDD.
        Actuellement, les membres de l'ERC-EDD sont : la préfécture de Région Rhône-Alpes, la Région Rhône-Alpes, les rectorats des académies de Lyon et de Grenoble, les Agences de l'eau Rhône-Méditerrannée-Corse et Loire-Bretagne, l'ADEME et le GRAINE Rhône-Alpes.

        Le partenariat en EEDD

        Le partenariat c’est l’alliance pour un temps défini et un objectif donné d’au moins deux personnes ou structures qui allient leurs compétences et leurs ressources pour réaliser une action commune de laquelle chacun tirera des bénéfices. Le partenariat se différencie en cela de la commande, du sponsoring, de la délégation ou de la sous-traitance).

        Comment monter un partenariat en pratique ? (http://eduscol.education.fr)
        • Se concerter au sein de l’équipe éducative pour préciser les attentes du projet et décider de son éventuelle inscription au projet d’établissement.
        • Identifier les partenaires possibles en fonction de la problématique choisie (afin de respecter le principe de neutralité de l’école, il est conseillé de faire appel à des partenaires qui portent des discours contradictoires). Cette démarche doit amener les participants à examiner différentes thèses. L’EEDD est une éducation à l’esprit critique.
        • Vérifier s’il n’existe pas de convention déjà passée avec des partenaires potentiels au niveau de la commune, du département, de la région, avec l’IA ou le rectorat.
        • Fixer avec les partenaires le contenu et les objectifs du projet.
        • Établir un cahier des charges ou un descriptif selon l’ampleur ou la durée du projet afin de définir le rôle de chaque partenaire (le porteur du projet reste le maître d’œuvre, l’intervenant extérieur ne peut se substituer au maître ni les documents ou outils pédagogiques au manuel).
        • Établir un calendrier.
        • Déterminer en commun des critères d’évaluation du projet.
        • Rédiger un bilan.
        Ressource : Evaluer le partenariat pour un projet d'EEDD : http://eedd.scola.ac-paris.fr/evalpartenariat.htm


        Les structures et les personnes ressources

        Des personnes et structures ressources, professionnelles de l’EEDD dans votre région ou votre département, sont habilitées à vous aider ou vous orienter dans votre démarche. N’hésitez pas à les contacter.

        Le GRAINE Rhône-Alpes

        Association loi 1901, le GRAINE Rhône-Alpes est le Réseau Régional pour l’Education à l’Environnement, il regroupe une soixantaine de structures d’EEDD adhérentes ainsi que des adhérents individuels.
        Son objectif est de contribuer à faire progresser les pratiques et compétences des acteurs de l’éducation à l’environnement en Rhône-Alpes et de développer et généraliser l’EEDD dans la région. Dans ce but, il anime et coordonne au niveau régional une dynamique d’échange, de partage d’expériences, de réflexion et d’action. Le GRAINE, carrefour d’expériences et de réflexions, tient compte de la diversité des acteurs, des publics et des partenaires, et favorise la circulation des informations, les échanges, les rencontres et les partenariats.  L’association est ouverte à toute personne ou structure intéressée par l’éducation à l’environnement : associations, institutions, collectivités territoriales, établissements scolaires, centres de loisirs, centres d’hébergements, professionnels de l’environnement, enseignants, animateurs, éducateurs, individus… Le GRAINE n’existe que par la diversité des acteurs et des champs de l’éducation à l’environnement.
        Concrètement, le GRAINE peut vous accompagner dans le montage de votre projet et vous orienter vers les structures ou organismes partenaires pertinents compte-tenu de vos objectifs.
        GRAINE Rhône-Alpes
        32 rue Sainte Hélène
        69002 LYON
        Tel : 0472771997
        Fax : 0472771998
        www.graine-rhone-alpes.org

        Pascal Aymard et Fabien Tora, professeurs relais au GRAINE ont été missionnés par le Rectorat de l’Académie de Lyon pour conseiller les enseignants dans leur projet, proposer des interlocuteurs, intervenants, méthodes, outils.

        Les  Rectorats des Académies de Grenoble et de Lyon
        Suite à la circulaire de juillet 2004, les Rectorats des Académies de Grenoble et de Lyon ont engagé au niveau académique une réflexion qui a abouti à la mise en place de plans académiques d'accompagnement de la généralisation de l'EEDD. Des comités académiques ouvert aux partenaires institutionnels et associatifs ont également été mis en place.

        Le chargé de mission EEDD de la Délégation Académique à l’Action Culturelle (DAAC) du Rectorat de l’Académie est la personne ressource pour les enseignants qui souhaitent monter un projet spécifique. Il élabore des stages de formation pour les enseignants et participe à la conception des activités et au développement d'un réseau de correspondant et de formateurs en EEDD.

        Dans chaque Inspection Académique, il existe un chargé de mission des projets culturels, scientifiques et d'EDD.

        Vous pouvez également contacter les Centres Régionaux et Départementaux de Documentation Pédagogique.

        Académie de Lyon
        Rectorat de Lyon,
        92, rue de Marseille, BP 7227, 69354 LYON Cedex 07.
        tél : 0472806420
        Responsable académique EDD : George Grousset IA-IPR.
        Déléguée académique à l'action culturelle (DAAC) : Claude Dietrich.
        Chargée de mission EEDD (DAAC) : Sylvie Babin ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ).

        Académie de Grenoble
        Rectorat de Grenoble,
        7 place Bir-Hakeim, BP 1065, 38021 GRENOBLE Cedex
        tél : 0476747000
        Responsables académiques EDD : Pascal Boyries, IA-IPR Histoire-Géographie et Pierre Jauzein, IA-IPR SVT.
        Chargée de mission EEDD (DAAC) : Nathalie Carenco ( Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ).

        > sites ressources EEDD des Académies :
        http://www.ac-grenoble.fr/action.culturelle/DAAC/environnement/index.html
        http://www.ac-grenoble.fr/cddp07/eedd/article2.php3?id_article=97

        La DRJSCS (Direction Régionale de la Jeunesse et des Sports et de la Cohésion Sociale)

        Forte de plus de deux cents cadres techniques et administratifs, La Direction Régionale et Départementale de la Jeunesse et des Sports Rhône- Alpes (DRDJS) développe des activités en faveur de la jeunesse, de la vie associative, du sport et de la formation des cadres.
        Elle soutient, forme et protège les personnes et les associations. Elle forme des animateurs sportifs, de jeunesse et d’éducation populaire et délivre les diplômes nécessaires à l’encadrement des centres de vacances et de loisirs. Elle soutient : en accompagnant et en apportant une aide financière aux jeunes de 15 à 28 ans : défi-jeunes, initiative jeunes, en favorisant l’emploi et en incitant à l’émergence de projets associatifs et communaux. Elle favorise la pratique sportive auprès de la population jeune grâce au dispositif "coupon sport" Elle dialogue avec les jeunes, et les aide à accéder aux pratiques sportives et culturelles Elle réunit le Conseil Départemental des jeunes pour favoriser l’expression citoyenne et lutter contre la discrimination. Elle favorise l’information en soutenant le réseau d’information jeunesse CRIJ, BIJ PIJ…) Elle organise des actions : J Raid, bases de loisirs, chantiers de jeunes… Elle protège les personnes en contrôlant les établissements, les équipements et les animateurs, en s’assurant des conditions d’encadrement des activités physiques, sportives et socio culturelles dans les centres de vacances et de loisirs et les locaux sportifs. Elle prévient le citoyen contre certaines conduites à risques, en organisant des actions d’information et de prévention contre le dopage, la lutte contre les sectes, la toxicomanie, le sida…
        Sont rattachés à la Direction Régionale et Départementale Jeunesse et Sports Rhône-Alpes appelée DRDJS :
        Sept Directions Départementales Jeunesse et Sports (DDJS) : Ain, Ardèche, Drôme, Isère, Loire, Savoie, Haute Savoie.
        Un Conseiller jeunesse et éducation populaire, M. Jacques HUCTHISON est plus particulièrement chargé d’éducation à l'environnement vers un développement durable.
        239 et le 241 rue Garibaldi - 69422 Lyon cedex 03 - Tel : 04 72 84 55 55 - Fax : 04 72 84 55 50.
        http://www.drdjs-rhone-alpes.jeunesse-sports.gouv.fr/


        Retrouvez le détail des personnes ressources  au sein des Inspections Académiques et des Directions Départementales de la Jeunesse et des Sports sur le site www.les-ekoacteurs.org, rubrique : Votre projet/Qui contacter?


        Les partenaires pédagogiques et techniques : les acteurs de l’EEDD en Rhône-Alpes :

        Les acteurs de l’EEDD sont des personnes et des structures, souvent associatives, qui travaillent à la pédagogie et à la sensibilisation au quotidien, ils possèdent ainsi des compétences affinées sur les différents domaines du développement durable.
        Lorsque l’on met en place un projet d’EEDD il est important de mobiliser les personnes ayant du savoir-faire, des compétences, des connaissances, une expérience. En effet, le partenariat est un des fondements de l’EEDD (on n’est pas compétent sur tout).

        Selon les objectifs de votre projet, vos partenaires peuvent intervenir sur différents domaines et différentes thématiques :
        • découverte de la biodiversité ;
        • lecture de paysages ;
        • développement durable ;
        • nature ;
        • commerce équitable ;
        • diversité culturelle ;
        • eau ;
        • air ;
        • déchets ;
        • énergie ;
        • découverte du territoire ;
        • alimentation ;
        • jardins ;
        • recyclage ;
        • art et nature ;
        Ils sauront alterner des méthodes et approches pédagogiques complémentaires en apportant :
        • des méthodes pédagogiques actives ;
        • des approches variées (sensibles, imaginaires, de terrain, ludiques…) ;
        • des outils pédagogiques adaptés à différents publics ;
        • des supports d’animation originaux…

        Vous retrouverez l’ensemble des acteurs régionaux sur l’Annuaire des acteurs. Un annuaire des acteurs de l’EEDD en Rhône-Alpes a été élaboré par le GRAINE Rhône-Alpes. Il est disponible sur le site : www.graine-rhone-alpes.org/annuaire/


        Les collectivités publiques territoriales

        Lorsque vous montez votre projet, vous passez par une phase de recherche de financements, pour cela il faut avoir élaboré un dossier de présentation de votre projet et avoir identifié les sources de financements envisageables.

        Les collectivités publiques mettent à disposition de l’argent public sous forme de subventions.
        Les financements peuvent être mis à disposition par des collectivités territoriales (Région, départements, communes, communauté de communes, syndicats de rivières, syndicats mixte…), les mairies (qui ont des compétences dans de nombreux domaines et doivent être informées de votre démarche), ou des services de l’Etat (Agence de l’eau, Ademe, ONF…). Une subvention est une aide publique, elle obéit à des règles de droit public. Il faut se renseigner sur le domaine de compétence des collectivités territoriales visées.


        Le Conseil Régional
        La Région met en place et participe à différents dispositifs et appels à projets en l'EEDD tels que Objectif Terre pour les Lycées, ou Les Ekoacteurs pour les écoles, les collèges et les centres de loisirs. Elle impulse aussi le développement de lycées écoresponsables en affirmant une politique régionale volontaire et dynamique sur ces sujets.
        Retrouvez les orientations de la Région Rhône-Alpes sur http://www.rhonealpes.fr/62-education-a-l-environnement.htm.
        Région Rhône-Alpes
        Direction de l'environnement et de l'énergie
        Service éducation à l'environnement et à la prévention des risques78 route de Paris - BP 1969751 Charbonnières-les-Bains CedexTél. 04 72 59 40 00 - Fax 04 72 59 42 18
        Contact : Jérôme Barbaroux, Karine Ambert et M.
        http://www.rhonealpes.fr/62-education-a-l-environnement.htm
        DREAL Rhône-Alpes (anciennement DIREN)
        La Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement est un service déconcentré du Ministère de l’Ecologie,  de l'Energie, du Développement Durable et de la Mer. Au sein du service Développement Durable, Grenelle, Partenariats, la DREAL anime et coordonne le réseau des services de l’Etat au niveau régional et départemental. Sous l’autorité du préfet de région, elle met en œuvre les politiques environnementales.
        Direction Régionale de l’Environnement de l'Aménagement et du Logement
        2, rue Antoine Charial - 69426 LYON cedex 3 - Tel : 04 37 91 44 00 - Fax : 04 37 91 28 11
        Contact : Geneviève Lefrançois et Gérard Berne.
        Les Conseils généraux :
        Les Conseils généraux en Rhône-Alpes ont tous une politique affirmée en matière d'environnement et de Développement durable. Chaque Conseil général contribue et soutien l'EEDD mais les modalités sont différentes en fonction de chaque département.

        Conseil général de l'Ardèche : www.ardeche.fr
        Conseil général de l'Ain :www.ain.fr
        Conseil général de la Drôme : www.ladrome.fr
        Conseil général de la Loire : www.loire.fr
        Conseil Général de l'Isère : www.isere.fr
        Conseil Général du Rhône : www.rhone.fr et l'espace de travail numérique www.laclasse.com
        Conseil général de la Savoie : www.savoie.fr
        Conseil général de la haute-Savoie : www.cg74.fr


        Agence de l’Eau Rhône, Méditerranée et Corse
        Les projets portant sur la thématique Eaux et Milieux Aquatiques sont susceptibles de bénéficier d’une aide. L’aide, d’un taux de 50 % maximum du montant HT du projet, est conditionnée à une gestion collective de l’ensemble des projets par une structure relais qui en assure la maîtrise d’ouvrage.
        L’Agence de l’Eau RMC a pour mission de contribuer à améliorer la gestion de l’eau et à lutter contre sa pollution, à l’échelle du bassin versant français de la Méditerranée et du bassin de Corse.  C’est un Établissement public de l’État, sous la double tutelle du Ministère de l’Ecologie et du Développement Durable et du Ministère des Finances. L’Agence de l’eau perçoit des redevances auprès des utilisateurs de l’eau pour les prélèvements qu’ils effectuent ou la pollution qu’ils génèrent, selon le principe «pollueur-payeur» (ou «préleveur-payeur»). Le produit des redevances permet à l’Agence d’apporter des aides financières aux actions selon le principe «celui qui protège les milieux, préserve, économise la ressource, lutte contre la pollution, est aidé».
        L’Agence de l’eau participe à l’information, la sensibilisation, l’éducation à l’environnement vers un développement durable car elles sont essentielles pour permettre aux citoyens de comprendre le fonctionnement des milieux aquatiques, d’en appréhender la fragilité et de prendre conscience de leurs responsabilités respectives dans le processus actuel de dégradation des ressources.
        Agence de l’Eau Rhône-Méditerranée et Corse
        Délégation Rhône-Alpes14, rue Jonas Salk69363 LYON cedex 07tél. 04 72 71 26 00 - fax 04 72 71 26 01
        Contact : Rémi Touron
        www.eaurmc.fr

        Agence de l’Eau Loire Bretagne
        La plupart des départements de la région Rhône-Alpes relèvent de l’Agence de l’Eau RMC. Cependant certains cantons de la Loire et de l’Ardèche, faisant partie du bassin versant de la Loire, relèvent de l’Agence de l’Eau Loire Bretagne.
        Délégation Allier-Loire amont
        Centre Onslow12, avenue Marx Dormoy63 058 Clermont-Ferrand Cedex 1tél. 04 73 17 07 10 - fax. 04 73 93 54 62
        www.eau-loire-bretagne.fr


        Les Fondations

        Une fondation est une personne morale à but non lucratif créée par un ou plusieurs donateurs, eux-mêmes pouvant être des personnes physiques ou morales, pour accomplir une œuvre d’intérêt général. Une fondation, c’est avant tout de l’argent privé mis à disposition d’une cause publique.

        Fondation Nature et Découvertes
        Cette fondation finance des projets concrets et pratiques développant des actions pédagogiques ou de protection de la nature en France. La réalisation des projets doit permettre à terme de promouvoir une réelle connaissance de la nature et de participer activement à l’amélioration du cadre de vie et de l’environnement. Le projet doit être porté par une personne morale. Il n’y a pas de plafond de financement. Pour consulter le planning et les échéances pour les soutiens aux projets vous pouvez consulter :
        Fondation Nature et Découvertes,
        1, avenue de l’Europe, 78117 TOUSSUS-LE-NOBLETél. 01 39 56 01 47
        Fondation Nicolas Hulot
        L’objectif général de la fondation est l’éducation à l’environnement aussi aide-t-elle par un soutien toutes initiatives d’intérêt général touchant à l’environnement, scientifique, logistique ou financière sans limitation établie.
        Fondation Nicolas Hulot,
        52, bd Malsherbes,
        75008 PARIS
        Tél. 01 44 90 83 03 • fax 01 44 90 83 19
        www.planete-nature.org

        Fondation Yves Rocher
        Cette fondation développe en relation avec le Ministère de la Jeunesse, de l’Éducation nationale et de la Recherche, des actions à destination de l’enseignement élémentaire.
        Par l’action «des plantes et des hommes» ou « une école un arboretum », la fondation Yves Rocher apporte un soutien technique, pédagogique et financier aux projets scolaires qui font avancer la connaissance et la protection du monde végétal. Elle aide des actions concrètes (arboretum, jardinage, parcours botanique...) qui permettent de faire découvrir aux enfants la vie des arbres, la richesse du monde végétal et le fragile équilibre des êtres vivants.
        Afin d’aider les enseignants à intégrer la dimension environnementale dans leurs cours et à se familiariser avec la pédagogie de projet, la fondation propose également une formation gratuite d’une semaine en juillet.
        Fondation Yves Rocher
        10, quai du Président Roosevelt, 92444 ISSY-LES-MOULINEAUX cedex tél. 01 41 08 55 00 • fax 01 41 08 58 55
        Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.


        Fondation de France
        Organisme sans but lucratif reconnu d’utilité publique, la Fondation de France a pour mission principale d’aider ceux qui désirent mener à bien une œuvre d’intérêt général, en soutenant le développement de la générosité. Ces projets doivent s’inscrire dans le cadre des programmes de la Fondation de France, et répondre à des critères précis. Par exemple, avec l’appel à projets «Ensemble pour gérer le territoire», la Fondation de France souhaite encourager les initiatives qui visent à instaurer un dialogue constructif entre les acteurs d’un même territoire en vue de résoudre un conflit et de faire émerger un projet commun, dans le souci de préserver et de valoriser ce territoire et ses ressources naturelles. Ces appels à projets s’adressent aux organismes sans but lucratif, conduisant des actions partenariales de concertation telles que décrites précédemment : associations et collectivités locales, groupements professionnels, ou comités de quartier. Les propositions élaborées conjointement par plusieurs organismes seront les bienvenues.
        D’autre part, les «bourses déclics jeunes» de la Fondation de France peuvent aider des jeunes âgés de 18 à 30 ans à réaliser leur vocation dans les domaines les plus divers.
        Fondation de France, Délégation Rhône-Alpes,
        19, rue de l’Arbre Sec, 69001 LYON Tél. 04 72 10 92 30 • fax 04 72 10 92 39
        Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir. ou www.fdf.org

        Fondation Veolia
        La Fondation Veolia Environnement soutient en priorité les projets apportés par ses collaborateurs et veille à ce que tous les porteurs de projets puissent bénéficier des conseils d’un parrain, salarié du groupe Veolia Environnement. Choisi en fonction de sa proximité avec votre projet, de ses centres d’intérêt et de ses compétences, il est chargé de vous accompagner tout au long de son déroulement.
        La Fondation agit dans le cadre du mécénat. Les projets soutenus doivent être d’intérêt général et sans but lucratif. Contrairement à des opérations de parrainage ou de sponsoring, ils ne doivent rechercher aucune contrepartie commerciale en rapport avec le montant de l’aide apportée.
        La Fondation est attentive à toutes les demandes quelle que soit leur taille. Aucune limite maximum ou minimum n’est fixée au montant de ses aides, mais celles-ci ne peuvent dépasser 50 % du budget d’un projet soutenu. Elles viennent en complément d’aides publiques, de soutiens privés ou des ressources propres au demandeur. Le but de la Fondation est de faire bénéficier les porteurs de projet d’un effet de levier supplémentaire. Les aides de la Fondation sont en priorité réservées à des dépenses d’investissement matériel ou immatériel.
        Fondation d’entreprise Veolia Environnement15, rue des Sablons
        750116 Paris
        www.fondation.veolia.com/fr/

        Fondation Ensemble
        Pour un nouveau développement humain intégrant la protection de l’environnement
        La participation au budget d’un projet ne dépasse pas 60% des dépenses effectives. La Fondation demande donc au partenaire de solliciter auprès d’autres bailleurs de fonds un minimum de 40% de cofinancement.
        Les associations partenaires de la réalisation de ces projets doivent justifier d’une existence d’au moins deux ans ; elles doivent être domiciliées en France.
        Les projets éligibles sont des programmes concrets qui :

        • Ont pour objectif de faire comprendre l’interdépendance et la fragilité des écosystèmes qui soutiennent la vie sur la planète (prise de conscience)
        • Améliorent la connaissance sur l’environnement, les rapports environnement-personne-société, environnement - santé
        • Participent au développement d’attitudes et de compétences de résolution des problèmes environnementaux
        • Participent à l’adoption de comportements bénéfiques à la protection de l’environnement
        • Suscitent l’engagement dans l’action (implication citoyenne)
        • Contribuent à l’amélioration des conditions de vie des populations défavorisées tout en les sensibilisant à l’importance du lien qui les relie à la nature (insertion par le jardinage biologique, insertion par des activités de recyclage…)
        • Permettent la réalisation d’actions d’amélioration visible de la qualité de vie urbaine dans les quartiers défavorisés, si ces actions sont accompagnées de formation/sensibilisation du public
        • Intègrent résolument la dimension environnementale à chaque étape du projet
        • Mesurent les résultats obtenus au travers des actions menées
        • Sont menés en étroit partenariat avec le plus d’acteurs possibles.
        Fondation Ensemble
        45 rue de Babylone,
        75007 Paris
        www.fondationensemble.org


        Pédagogies Haut de page

        Partie écrite à partir de l’ouvrage du Réseau Ecole et Nature « Guide pratique de l’éducation à l’environnement : monter son projet », du site du GRAINE Rhône-Alpes et du Dossier n°4 (http://www.graine-rhone-alpes.org/doc/dossier%204.pdf).

        Les acteurs de l’éducation à l’environnement ont développé des méthodes pédagogiques actives adaptées à leurs objectifs : faire comprendre, faire connaître, faire sentir, permettre d’agir et de s’engager. En alternant les méthodes et les approches, en faisant appel aux approches sensorielles, cognitives, expérimentales, on peut à la fois toucher les individus dans leurs représentations, dans leurs attitudes et dans leurs comportements.


        Les Méthodes pédagogiques en EEDD

        En éducation à l’environnement on met en avant les logiques de pédagogie active qui consistent à rendre les apprenants acteurs de leur apprentissage, c’est eux qui construisent leurs savoirs.

        On parle souvent de pédagogie de projet où l’apprentissage se fait à travers une réalisation collective et dans laquelle les apprenants participent au processus d’apprentissage, à la construction du projet, au choix de la méthode de travail et à l’évaluation permanente. Cette formule de pédagogie participative s’adapte à tout type de public et se révèle très motivante de par l’implication et l’autonomie qu’elle sous-tend. La pédagogie de projet est une démarche inductive : elle consiste à partir du terrain pour faire émerger une problématique puis un projet relatif à ce qui été observé initialement.
        C’est une pédagogie active et différenciée qui s’appuie sur des rapports non hiérarchisés entre l’enseignant et les élèves, l’animateur et son public. Le professeur n’est plus celui qui sait et qui délivre son savoir. C’est un guide, un éducateur qui oriente les apprenants mais qui ne détient pas la solution clé en main. L’autonomie constitue le rouage qui structure cette démarche et constitue en soi un des objectifs de la pédagogie de projet.

        Pédagogie par objectifs
        : Les objectifs pédagogiques permettent de développer une activité précise avec l’apprenant et de préciser les critères qui serviront à l’évaluation. Centrée sur l’apprenant et orientée vers la réussite elle est beaucoup utilisée par les enseignants. Chaque acte pédagogique possède des finalités cognitives et éducatives, dans ce cadre on définit des objectifs à court et à long terme.

        Pédagogie de l’alternance : alternance entre deux modes d’apprentissage : l’un rationnel et objectif (fonctionnement des écosystèmes), l’autre subjectif, symbolique et affectif (intuition). Dans la pédagogie de l’alternance on dialogue avec différentes façons d’entrer en contact avec ce qui nous entoure, on reconnaît la complémentarité de ces différentes approches : rationnelle ou ludique, théorique ou de terrain, scientifique ou imaginaire…

        Pédagogie de l’écoformation
        : L’écoformation « la formation que l’on reçoit par l’habitat qui nous entoure » est plutôt un principe éducatif qu’une méthode qui fait de l’environnement notre maître de formation. Elle fonctionne sur des alternances : entre méthodes objectives et subjectives, méthodes intellectuelles et méthodes de l’imaginaire, construction de savoirs et « laisser jouer ». Elle part du constat que chacun grandit sur un mode tripolaire de formation : l’autoformation (par soi-même), l’hétéroformation (par les autres) et l’écoformation (par le monde physique). Tous les éléments environnants forment l’être humain, l’environnement devient un agent éducatif.
        Pédagogie de l’imaginaire : elle invite à rêver le monde, à l’exprimer symboliquement, à le jouer corporellement, en appelant à notre sensibilité. Concrètement elle se traduit souvent par des activités de récréation, elle favorise l’écoute et la découverte sensible. Elle fait appel à la créativité par l’utilisation de l’art et de la contemplation (jeux, musique, peinture, sculpture, poésie, théâtre, danse...). Elle laisse ouvert un espace de liberté pour que chacun découvre, à son propre rythme, son environnement. L’animateur a un rôle de facilitateur, de stimulateur, il doit rester en retrait et ne doit pas apporter d’éléments rationnels. Il doit rester vigilant à ce qui se vit à l’intérieur de chacun sans interférer.
        EnvAutresMoiweb

        Pédagogie de l’interprétation : interpréter, c’est en quelque sorte «traduire» : donner du sens à une information qui, en elle-même, n’est pas suffisamment explicite.
        C’est la mise en relation d’un public avec un site naturel, un patrimoine, ou un problème d’environnement pour le sensibiliser. L’interprétation n’est pas simplement de l’information mais en appelle aux représentations du participant, elle se veut plus provocante qu’informative, et doit s’adresser à l’homme tout entier (rationnel et sensible). C’est une lecture et une interprétation du milieu, en partant du milieu physique, des représentations, et des interprétations qu’on en fait, en faisant jouer l’imaginaire et le descriptif, le local, l’histoire, le territoire… l’éducateur est juste un concepteur d’outils qui permet de rentrer dans une relation avec l’environnement. Sentier d’interprétation qui fonctionne de lui-même.
        RPMPencadreClasseDecouverte

        Les approches pédagogiques en EEDD

        Il existe plusieurs approches possibles de l’EEDD. Une approche est la manière par laquelle la situation pédagogique est abordée, chaque approche ne postule pas les mêmes visions, le même rapport au monde. Les différentes approches présentées ne sont pas exclusives les unes des autres.

        Avec l’approche sensorielle, il s’agit d’appréhender l’environnement en sollicitant les cinq sens, notamment ceux qu’on n’a pas l’habitude de solliciter consciemment et activement dans l’environnement (ex : étude d’un paysage sonore).

        L’approche ludique où l’on considère le jeu comme une approche particulièrement adaptée à la sensibilisation car il peut faire appel aux sens, à l’observation, à l’analyse, à la mise en situation, à la collaboration…

        L’approche artistique s’appuie sur les arts plastiques, la musique et toutes autres formes d’art. Il s’agit de créer en s’inspirant du milieu biophysique ou à partir d’éléments trouvés dans l’environnement. L’art peut être utilisé comme un médiateur ou la création artistique peut aussi être une finalité (ex : land art).

        L’approche systémique consiste à prendre en compte la complexité des réalités environnementales sous la forme d’un système : non seulement les éléments biophysiques en jeu dans l’environnement mais également leurs relations et leurs interactions mutuelles. Le principe fondamental de la logique systémique est que « le Tout est plus que la somme des parties ». Un système est une forme d’organisation mais aussi un processus dynamique en perpétuel mouvement.

        Dans l’approche scientifique, l’environnement devient une source inépuisable d’expériences, d’observations pour vérifier des hypothèses et construire des expérimentations dans un processus permanent d’essais / erreurs. Cette approche est calquée sur les démarches des sciences dites dures (expérimentales, déductives et rationnelles).

        L’approche cognitive privilégie la transmission de savoirs, de connaissances. Il s’agit d’abord et avant tout de faire connaître les éléments qui composent l’environnement et leur fonctionnement. C’est l’approche dominante dans le système scolaire français.

        L’approche pragmatique invite à passer à l’acte dans le cadre d’un projet de protection de l’environnement, de réhabilitation d’un milieu ou de sensibilisation. Cette approche repose sur l’idée qu’il est nécessaire de s’engager dans l’action pour que les savoirs et compétences environnementales acquises, aient une application concrète.

        L’approche par résolution de problèmes part du constat d’un problème présent, souvent dans l’environnement proche, et consiste à mettre en œuvre toutes les stratégies nécessaires pour résoudre ce problème. Cela inclue la recherche d’informations pour mieux cerner le problème, l’identification de solutions, leur mise en œuvre et l’évaluation des solutions retenues.  La démarche de résolution de problème s’appuie sur la collaboration.

        L’approche comportementale a pour intention de mettre en pratique des comportements vis-à-vis de l’environnement. C’est l’apprentissage d’une manière d’être, de gestes, pour respecter l’environnement. La notion de responsabilité de la personne est au cœur de cette approche.

        En fonction de votre démarche, des moyens dont vous disposez, de vos contraintes, et de vos envies, vous allez choisir une méthode pédagogique plutôt qu’une autre, peut-être en faire cohabiter plusieurs… Il est toujours intéressant d’identifier la méthode que l’on va mettre en œuvre, ne serait-ce que pour la présenter et être en capacité de l’évaluer.


        Fiche Repère 9 > Les grands courants pédagogiques
        Fiche Repère 10 > Activités Art et Nature
        Fiche Repère 11 > L’écoformation

        Communication / Valorisation Haut de page

        Avant, pendant, après la mise en œuvre du projet il est important de le faire connaître et de laisser des traces. En effet la valorisation de votre projet doit être envisagée dès le début de la construction, elle vous permettra de le faire connaître à vos partenaires, aux parents, aux autres enfants, aux enseignants...

        Elle permettra aussi aux participants de s’exprimer sur leurs réalisations.

        La transmission du travail accompli est une dimension très importante du projet d’EEDD. En effet, cette étape permet à la fois de formuler et transmettre ce qui été fait, mais aussi d’informer et de sensibiliser un public plus large aux enjeux abordés par votre projet.

        Lors de la construction de votre projet vous pouvez vous poser les questions suivantes :
        • Quelles seront les productions des élèves ?
        • Dans quel cadre seront-elles communiquées ?
        • De quelle manière les effets de cette action se prolongeront-ils dans le temps ?
        • Quel sera le « retour » aux partenaires ?


        Les objectifs de la communication

          • Rassembler tout ce qui a été fait, le synthétiser et le formuler aux autres ;
          • Mettre en valeur à un moment phare le travail réalisé ;
          • S’approprier collectivement ce qui a été réalisé ;
          • Faire connaître le projet ;
          • Apprendre à communiquer et à s’exprimer.

        Les trois fonctions éducatrices de la retransmission

        (Issues du classeur méthodologie Ricochet réalisé par le Réseau Ecole et Nature)

        • Intellectuellement, elle oblige à la synthèse et participe à une bonne organisation des connaissances essentielles. En outre, elle développe à travers le mode d’expression choisi de nouveaux savoir-faire.
        • Socialement, communiquer ses découvertes c’est participer à la vie de la cité, à la construction de savoirs et de savoir-faire populaires : c’est interpeller, solliciter et finalement interférer. C’est encore une fois faire œuvre de citoyenneté.
        • Psychologiquement, ce moment dans lequel on s’expose aux autres possède une grande dynamique de cohésion du groupe et de mise en valeur du travail bien fait. En outre il permet aux participants de s’approprier totalement le travail réalisé. Quand le bateau touche le quai et que l’on y est accueilli avec des brassées de bravos, on se dit que l’on remettra en œuvre un nouveau voyage…


        Les cibles de la communication

        En invitant un public plus large vous pouvez sensibiliser au-delà des participants d’une manière indirecte :
        • d’autres enfants (classes ou groupes) n’ayant pas participé au projet ;
        • les parents ;
        • les élus ;
        • les autres enseignants ;
        • l’ensemble du personnel de la structure ;
        • le grand public ou les habitants du quartier ou du village ;
        • les partenaires…


        Les stratégies pour valoriser et communiquer autour d’un projet

        • Organiser des évènements (diaporamas, soirée conte, land art…)
        • Utiliser les plateformes d’échanges et forums sur internet (vous pouvez le faire avec les participants, ces plateformes étant de bons outils pédagogiques pour la prise en main de l’outil informatique : ex : www.ekotribu.org ou l'espace de travail numérique élaboré par le Conseil général du Rhône www.laclasse.com). Votre projet intéressera les prochains porteurs de projets. Ces espaces interactifs permettent aussi aux participants de montrer leur projet à l’extérieur via une connexion internet.
        • Réaliser des documents : audio (émissions de radio, bandes sonores…), audiovisuels (documentaires, courts-métrages, dessins animés, reportages…), visuels (affiches, livrets, carnets de bord…)…
        • Réaliser et exposer une création artistique (pièce de théâtre, œuvre d’art, chansons, peintures, sculptures…). L’expression artistique permet de retranscrire les découvertes d’une manière sensible.
        • Organiser un grand jeu (chasse aux trésors, quizz…)
        • Informer le GRAINE Rhône-Alpes pour qu’il diffuse l’information.
        • Organiser des visites guidées par les participants d’une exposition qu’ils sont réalisée.
        • Publier dans la presse locale ou contacter des journalistes.

        On peut saisir l’opportunité d’un rassemblement public (fête de village ou de quartier, fête de la science, semaine du développement durable…).

        Une présentation orale permet une plus grande responsabilité des participants et permet parfois la sensibilisation d’un public plus large. Les productions fournissent souvent des éléments pertinents pour l’évaluation.

        RPMPencadreCommunication

        Fiche Repère 14 > Utiliser la plateforme Ekotribu

        Evaluation : évaluer, pouquoi et comment? Haut de page

        Qu'est-ce que l'évaluation ?

        L’évaluation est une démarche qui vise à donner de la valeur, prendre du recul, émettre un constat sur une situation, et prendre des décisions, au regard des objectifs de départ et des finalités de l’action.
        Evaluer c’est mesurer le chemin parcouru pour progresser, réajuster, mettre en cohérence.
        L’évaluation est un outil au service de la démarche de progrès qui s’inscrit dans le souci de l’amélioration continue de nos actions. C’est aussi un outil de clarification et de valorisation auprès des partenaires.
        La méthode d’évaluation que nous avons choisi de proposer s’inscrit dans une perspective de confiance qui vise à augmenter la qualité des projets dans une démarche partenariale. En cela elle se démarque des logiques d’évaluation/contrôle souvent connotées d’intentions de suspicion.

        En complément de ces éléments de définition il est important de rappeler que :
        • L’évaluation est toujours partielle : on définit toujours un objet partiel d’évaluation qui n’est qu’une partie de l’objet total auquel on s’intéresse.
        • L’évaluation est toujours relative : ses conclusions ne sont jamais valides dans l’absolu mais en rapport avec des choix et des hypothèses initiales (un cadre de référence).
        • L’objectivité de l’évaluation : elle n’est jamais donnée d’emblée, elle se construit progressivement.
        • L’utilité de l’évaluation : l’évaluation sera utile si elle est appropriée dans son processus et ses résultats.

        Pourquoi évaluer ?

        On pourra utiliser les résultats de l’évaluation pour :

        • Émettre des recommandations pour l’amélioration future ;
        • Prendre des décisions ;
        • Vérifier si l’on a répondu au(x) besoin(s) des participants ;
        • Déterminer quelles sont les forces et faiblesses de l’action ;
        • Promouvoir et valoriser l’action auprès de partenaires ou de nouveaux publics ;

        Priorité à l’évaluation qualitative :

        Le premier objectif de l’évaluation est d’appréhender la qualité de la démarche mise en place et de prendre du recul vis-à-vis de nos actions afin de déterminer des perspectives d’amélioration. En EEDD il faut favoriser les méthodes qualitatives sinon nous risquons de négliger les éléments les plus caractéristiques. En effet, pour mesurer les changements sur : les représentations, les attitudes et les comportements du public visé, les méthodes quantitatives ne sont pas suffisantes car elles ne peuvent rendre compte que des changements de comportements et de connaissances sans lien avec les évolutions de valeurs ou d’attitudes pourtant nécessaires à tout changement durable. De plus, chaque contexte (éco-socio-culturel) est différent, une analyse quantitative ne laisserait pas transparaître les spécificités de chaque situation.
        Pour évaluer les changements induits par un processus éducatif d’EEDD il faut distinguer :

        • Les représentations. Toute action sur les représentations combine une dimension cognitive et une dimension affective.
        • Le concept d’attitude (« agir virtuel ») qui peut être décrite comme une propension à adopter une conduite face à certains évènements.
        • Le comportement (« agir actuel »), observable à travers des formes concrètes de son expression.

        L’EEDD est censée modifier, au-delà des comportements (avec les gestes écocitoyens), les représentations et les attitudes envers l’environnement, afin que les changements soient durables. Ces processus de changements passent aussi bien par l’imaginaire, par l’affectif, par l’acquisition de connaissances rationnelles, par l’expérimentation de terrain…
        Le postulat est qu’une modification durable des comportements va être la conséquence de l’acquisition de connaissances, de la mobilisation de ressentis, de savoir-être et de savoir-faire, devenir, vivre ensemble...

        Pour qu’elle soit qualitative, l’évaluation d’une action d’EEDD doit toujours impliquer une analyse du processus.


        Evaluer dans la concertation

        Il est important d’associer l’ensemble des parties prenantes dans la construction d’une démarche d’évaluation afin d’évoluer dans la concertation et de négocier et valider les référentiels de valeurs, les grilles de critères et les systèmes d’indicateurs. La qualité d’un projet éducatif est une notion subjective qui doit être partagée pour faire sens. Il faut donc se mettre d’accord collectivement sur la signification des termes que l’on utilise au cours de l’évaluation en tenant compte des valeurs qui guident le processus éducatif.

        L’évaluation partagée est reconnue comme la seule pouvant contribuer à l’amélioration des pratiques individuelles et collectives. Associer les partenaires et partie-prenantes : enseignants, éducateurs, équipes pédagogiques, personnel ATOS, techniciens des collectivités, nutritionnistes et intendants, directeurs d’établissements ou de centres sociaux…

        L’évaluation qualitative d’un projet pour faire sens doit être portée par les acteurs concernés eux même en leur permettant de se situer dans une logique d’amélioration continue de leurs actions.

        Pour permettre cette concertation nécessaire, il faut aménager un espace et des temps de concertation en mettant en place un groupe de pilotage du projet associant les parties-prenantes, toutes les personnes qui seront touchées de près ou de loin par le projet : participants, partenaires, parents, personnel de service, les collectivités… Si on décide d’associer les partie-prenantes à l’évaluation d’un projet il faut nécessairement les associer dès la construction pour définir ensemble les objectifs et les domaines sur lesquels portera l’évaluation.

         

        Evaluer le projet, le processus, les resultats

        Dans le cadre de démarches pédagogiques, l’évaluation doit porter sur :

        • Le projet, la conception de l’action : on peut évaluer si les intentions de formation sont cohérentes ainsi que les approches pédagogiques retenues, les valeurs centrales et les choix de parcours.
        • Le processus : un processus éducatif est trop complexe pour n’être appréhendé qu’en termes de résultats. Il faut évaluer le processus en lui-même, s’il a été cohérent avec les valeurs qu’il revendique, s’il peut être amélioré.  On peut évaluer la cohérence des moyens et des méthodes mis en œuvre ainsi que la qualité de la démarche pédagogique.
        • Les résultats : évaluer une action par les résultats c’est comparer les résultats aux objectifs de départ et analyser les écarts. On peut évaluer l’efficience et l’efficacité des moyens par rapport aux objectifs de départ.
        Objet d’évaluation
        Acteurs potentiels de l’évaluation
        Procédure d’évaluation
        Le projet
        • La structure d’animation.
        • Les partenaires.
        • L’équipe enseignante (de l’école) ou l’équipe d’animation (du centre social, de la MJC…)
        Définition commune des objectifs (et donc des critères de réussites) avec les valeurs qui sous-tendent le projet en regard des projets éducatifs des parties prenantes.
        OU
        Choix de critères dans un référentiel large au regard des projets éducatifs des parties prenantes.

        Au regard des critères concernant la qualité du projet, le groupe porteur du projet peut évaluer la qualité de la conception (pertinence et cohérence du projet).
        Le processus
        • La structure d’animation (l’éducateur à l’environnement)
        • L’équipe enseignante (de l’école) ou l’équipe d’animation (du centre social, de la MJC…)
        • Les participants
        En évaluant ensemble la qualité de la démarche pédagogique proposée. (co-évaluation entre l’enseignant ou l’animateur et l’éducateur à l’environnement).
        En pratiquant des évaluations en cours pour adapter la démarche au contexte et aux participants.

        Au regard des critères concernant la qualité du processus éducatif les acteurs pédagogiques peuvent évaluer la qualité de leur démarche.
        Les résultats
        • La structure d’animation (l’éducateur à l’environnement).
        • Les partenaires.
        • L’équipe enseignante (de l’école) ou l’équipe d’animation (du centre social, de la MJC…).
        • Voire aussi le directeur d’établissement, l’intendant, l’économe, les agents de service, le personnel ATOS…
        En comparant les résultats aux objectifs, en mesurant les écarts entre les deux et en analysant ces écarts.

        Au regard des critères de qualité concernant les résultats de l’action, le groupe porteur du projet peut évaluer l’efficacité et l’efficience de leur démarche.

        Principes généraux de l’evaluation en EEDD

        • Le dispositif d’évaluation, pour être le plus pertinent possible doit accompagner l’action à toutes les étapes de sa réalisation, de la conception au bilan. Il faut que l’évaluation soit intégrée à la démarche de projet comme méthode.
        • Evaluer dans la concertation et en définissant ensemble les critères de qualité en associant toutes les parties prenantes.
        • Evaluer une action d’EEDD c’est évaluer un projet, un processus, des résultats et des impacts dans une logique systémique.
        • Il est indispensable dans la logique de projet de définir les objectifs éducatifs des actions entreprises pour pouvoir identifier les effets attendus en termes de « représentations, connaissances, compétences et attitudes » ou « savoirs, savoir-faire, ressentir et savoir-être ». Toutes les étapes de l’évaluation se réfèrent aux intentions de départ.
        • Le dispositif d’évaluation peut constituer un outil d’aide à la conception et à la réalisation d’un projet, d’autant plus s’il est partagé en amont par les parties prenantes.
        • L’évaluation des impacts d’une action d’EEDD n’est pas pertinente à l’échelle d’un projet et de ses porteurs, mais peut être envisagée à une échelle plus large qui peut être celle d’un territoire.


          Pour en savoir plus, télécharger "Evaluation Qualitative des actions d'EEDD ; Conclusions et cadre méthodologique" réalisé  en 2007 par le GRAINE Rhône-Alpes en partenariat avec le Grand Lyon.


          Fiche Repère 12 > Grille de critères pour évaluer le projet, le processus et les résultats d’une action d'EEDD.

          Fiche Repère 13 > L'évaluation selon Dominique Cottereau

          Ressources Haut de page

          Des structures, des associations, des sites Internet, des centres de ressources documentaires peuvent être de véritables mines d’informations, tant sur les aspects scientifiques que pédagogiques qui vous intéresseront.

          Des lieux

          Vous pouvez trouver des outils pédagogiques et des ressources documentaires au sein des associations et/ou structures qui vont travailler avec vous sur votre projet, nombre d’entre elles développent leurs propres outils : des jeux, des expositions, des diaporamas, des logiciels, des supports visuels…

          Vous pourrez retrouver sur le site du GRAINE Rhône-Alpes l'annuaire des ressources

            Les centres de ressources documentaires

            Le centre de documentation de la Maison Rhodanienne de l’Environnement
            Maison Rhodanienne de l’Environnement, 32 rue Sainte Hélène, 69002 LYON
            Tél : 04 72 77 19 80
            www.maison-environnement.info/


            Le centre de documentation de la Maison de la Nature et de l’Environnement de l’Isère qui regroupe une trentaine d’associations environnementale et sa médiathèque en ligne.
            MNEI, 5 place Bir Hakeim, 38000 Grenoble
            Tél : 0476543162
            www.mnei.fr/web-content/mediatheque.html

            Les CRDP (centres régionaux de documentation pédagogique) et CDDP (départementaux) :
            CRDP de l'Académie de Lyon
            47, rue Philippe de Lassalle
            69316 Lyon Cedex 04
            Tel: 04 72 00 76 00
            www.crdp.ac-lyon.fr

            CRDP académie de Grenoble
            11, avenue du Général Champon
            38031 GRENOBLE CEDEX
            Tél. : 04 76 74 74 74
            www.crdp.ac-grenoble.fr

            Les réseaux territoriaux d’éducation à l’environnement

            Le GRAINE Rhône-Alpes : le réseau régional pour l'éducation à l’environnement vers un développement durable possède un fond documentaire comprenant des aides méthodologiques et des outils pédagogiques. Il développe la mise en ligne de répertoires d’outils qu’ont élaborés les acteurs de l’EEDD en Rhône-Alpes et renforce en permanence les contenus de son site Internet.
            GRAINE Rhône-Alpes,
            32 rue Sainte Hélène
            69002 LYON
            Tél : 04 72 77 19 97
            www.graine-rhone-alpes.org

            L’URCPIE Rhône-Alpes (Union Régionale des Centres Permanents d’Initiation Environnement) et la FRAPNA (Fédération Rhône-Alpes de Protection de la NAture) qui sont adhérentes au GRAINE Rhône-Alpes.

            Il existe plusieurs réseaux départementaux  :

            Réseau EMPREINTES 74

            6, rue des Alouettes
            74000 Annecy
            Tel 04 50 88 21 10 
            www.reseau-empreintes.com

            RDEE 26 (Réseau Drômois d’Education à l’Environnement)
            http://www.erohee.org/rdee/

            Rene Frapna Isère 38 (Réseau Education Nature Environnement, FRAPNA Isère), En Isère, les structures adhérentes à la FRAPNA Isère sont en réseau au sein du RENE FRAPNA Isère (Réseau Education Nature Environnement de la FRAPNA Isère).
            5 place Bir-Hakeim,
            38000 GRENOBLE
            Tel: 04 76 42 64 08
            REEMA (Réseau Education à l'Environnement Montagnard Alpin)REEMA (Réseau Education à l'Environnement Montagnard Alpin)

            Il existe également un réseau thématique sur l'éducation environnement dans la montagne alpine sur toutes les problématiques de sensibilisation et d'éducation en milieu montagnard. Ce réseau est porté et animé par le réseau éducation environnement des Hautes-Alpes
            c/o REE05 (Réseau d’Education à l’Environnement 05 et Ecrins)
            Forest Activités,
            25 rue du Forest d’Entrais,
            05000 Gap
            Tél : 04 92 53 60 96
            www.ree05.org/

            Des ressources pédagogiques

            Ressources généralistes

            Commerce Equitable

            Solidarité Internationale

            • La plateforme d’éducation à la solidarité internationale : Educasol : www.educasol.org
            • Ritimo : Réseau des centres de documentation et d’information pour le développement et la solidarité internationale, il contient une base de donnée partagée de l’ensemble des structures œuvrant pour la solidarité internationale et des fiches techniques et thématiques. www.ritimo.org
            • Le Resacoop, Réseau Rhône-Alpes d'appui à la coopération : www.resacoop.org

            Eau

            Arbres

            Déchets

            • Dispositif pédagogique Rouletaboule - Réseau Ecole et Nature
            • DVD déchets ultimes, AROEVEN de Grenoble

            Biodiversité,  Faune, Flore

            Paysage

            Energie

            • IERA : Info Energie Rhône-Alpes, réseau régional d’information sur l’énergie : www.iera.fr

            Outils pédagogiques généralistes

            • « Mon passeport Ecocitoyen » : développé en partenariat par l’académie de Lyon et le Grand Lyon, ce passeport est un outil personnel pour accompagner l’enfant tout au long de son apprentissage du développement durable au fil des années sur les différentes thématiques qu’il abordera.
            • Répertoire : « L’éducation à l’environnement : 50 outils pour se lancer », une sélection franco-belge d’outils pédagogiques. http://www.envirodoc.org/static/pdf/repertoire-50-outils.pdf
            • Calculez votre empreinte écologique, votre bilan carbone… ce site développé par la FRAPNA Isère recense de nombreux outils pédagogiques et contacts. www.ecocitoyen-grenoble.org


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